Jen


(Effectivement, ce blog s'appellait bien Made in Rive Gauche et était écrit en direct live from Odéon Saint-Germain-des-Prés. Mais déménagement et depuis le 20 octobre 2008, on dit Made in Rive Droite et on découvre le XIeme.)

 

 

On m'appelle l'éternelle insatisfaite. Bientôt de la bouteille, "un 2 + un 5" ans. Je déteste les pétasses snobinardes mais il m'arrive de l'être. J'aime Paname. Je déteste les parisiens. Je hais Paris. Ses habitants me touchent... Bref,

Je suis une fille normale dans une ville ordinaire. Enfin, il m'arrive parfois de le penser.

Bon bah, ça y est, j'ai 25 ans. Rien à ajouter sinon que la prochaine fois que l'on me demande mon âge, je mentirai. Arfff, se rajeunir d'un an, c'est pas si dramatique. Et quant aux goujats, NON, ce n'est pas triste !

Merde, encore une année dans la gueule et toujours ici, à vous cracher ma vie sur papier virtuel. 26 ans et toujours blogueuse. Inquiétant... Point positif : j'ai gagné un amoureux (et quel amoureux !) pour mon anniversaire, la pilule passe mieux. Rendez-vous l'année prochaine pour réaliser que j'ai 27 ans et pas de mec ou alors enceinte jusqu'au cou, congé maternité etc. Grand Dieu, non ! Wait and see, je crois qu'il ne reste que ce genre de philosophie à la con, non ?


26 ans 1/2 (je compte comme les petits si je veux d'abord). Juste pour dire que l'amoureux s'est fait la malle ! On s'en fout, il était pas si futé finalement. Normal, s'il n'est plus avec moi, c'est qu'il tient à sa vie est forcément con, non ?!! Bien pleuré mais maintenant il y a des centaines d'autres connards qui m'attendent ailleurs : let's rock !


Jeudi 12 juillet 2007 : 27 ans et deux jours. Ouais, rien de dramatique finalement. Pour être franche, je me sens super bien dans mes escarpins. Sexe sans amour, tendresse sans lendemain, depuis l'autre andalou, son ex manipulatrice et son cynisme à deux balles, je me sens revivre. 27 ans, paraît que c'est l'âge où la femme oublie ses tabous, sa culture judéo-chrétienne et tout ce bordel, j'ai lu ça dans Glamour. ok, côté référence, j'aurais pu faire mieux mais ici, pour une fois, Glamour a raison. Jen aime son cul, celui du beau mec qui lui sourit et profite : cul, amour, amitié, Epicure et Oscar Wilde. Amen.

(Bien évidemment, cette nouvelle Jen reste malgré tout fleur bleue. En attendant de tomber sur le prochain connard canon parfait qui lui brisera le coeur - parfait car il comprendra son humour, à cette petite conne qui parle d'elle à la troisième personne- , elle s'amuse.)


vendredi 3 octobre 2008 :

Combien d'amoureux secrets tu crois qu'on peut avoir sans trop souffrir ?

Julien, je l'aime pour sa discrétion. Son chic et son calme (apparent), son bébé et sa femme parfaite, quand tu les écoutes sourire, baigner dans leur bonheur bobo rue Jacob, t'as des envies de vieux. Toutefois un peu emmerdant d'avoir les mêmes goûts que sa mère, et puis ce serait dommage de passer après maman, j'ai ma dignité (ah bon ?).

J'ai entendu cette chanson et alors à l'esprit se sont enchaînés Stéphane, le bébé que j'aurais aimé avoir avec lui, Stéphane tout court, le bébé tout court, moi tout court, ma déprime post-déménagement, l'hiver, l'absence d'adresse, le tout à commencer, un peu de tristesse et un grand blanc. Une presque larme et la cloche de l'école qui sonne, sauvée par le gong. J'aimerais bien retrouver Thibault H., ma vie avant l'amour physique, ma vie avant les grandes questions à la con.

J'ai toujours eu un goût prononcé pour les histoires foireuses, je crois que j'aime ça, me faire un peu mal, ça te donne l'impression d'être dans un roman photo haut de gamme. Blague. Un roman de gare. Bof. Un roman, le mien, et c'est déjà pas si mal.

Mes très chères soeurs, mes très chers frères, soyez les bienvenus dans mon église, à trois tapez dans vos mains, à quatre, tous à la mer !

Mail envoyé à 17h38 :

là j'aimerais être à deauville dans ma grande maison normande vue sur mer avec un feu de cheminée mon chien mes potes mon mec du vin des pet' et un pictionnary ouais !


(tu as raison, c'est la honte mais j'aime, la honte, et julien, enfin le refrain de cette chanson tout du moins, la mélodie, toujours elle...)

jeudi 16 octobre 2008, 22h17 :

Il y a des passages où je me sens aussi mal à l'aise avec moi-même qu'à l'adolescence, tu te souviens à l'époque ta tante te disait que ce n'était qu'un mauvais moment à passer, qu'après tout aurait un ordre et que ce putain d'ordre, c'est toi qui en tiendrais les rênes, les rêves. Soit j'ai trop mangé de poudre à la pêche et que ma croissance a manqué son but, soit j'accepte l'idée une fois pour toutes que ma raison tout comme mon bon sens se feront toujours dominer par mon coeur qui lui-même n'est que le résultat d'un mariage malheureux entre deux personnes qui ne s'aiment qu'à travers l'image effacée que renvoie un miroir crasseux, rayé, abîmé, un miroir qui a vécu, un miroir qui sue l'âme en somme.

C'est cela, je suis une sorte de miroir qui sue l'âme, l'amour contrarié, l'amour de soi, des autres, de l'autre envers soi.

Et ben c'est pas gagné c'te affaire...

Alors donc, à qui peut-on faire confiance jusqu'à la fin ? enfin comment je peux savoir qu'on ne me trahira pas ? comment savoir que même si on se trompe, on aura pas envie que ce soit la der des ders ? pourquoi être aimable ? pourquoi supporter ces hommes, tous ces morceaux de souvenirs qui vous empêchent d'avancer réellement à force de phrases et de piques pendant qu'une pute leur suce le peu de forces qui leur reste, le mauvais esprit qui perdure, quelque soit la pute, la sale et vulgaire pute ? pourquoi j'ai le goût des autodestructeurs ? je le suis sûrement aussi, pas sûrement, je le suis. mais de mon point de vue, c'est dans une vraie quête de survie que de l'être,tandis que lui, c'est quoi ? rien, oui enfin non, c'est juste sa vie sans moi et ça, c'est encore difficile à intégrer. je ne m'y fais pas. pourtant je suis sur la voie du mépris, de la guérison mais il perdure toujours cette petite connasse, cette bulle d'évidence qui maudit les putes en éclatant la nuit dans ma bouche, mes songes, et ressuscite chaque jour, au son de l'absence. nonsense, allez personne ne le saura, chut à bientôt et pas un mot si tu lis ça

"Et d'autres, quand même, on voudrait pas mentir"

mercredi 29 octobre :


bullshit les pavés d'en haut; HAPPINESS


16 nv 08, dans la nuit brouillon

Ce qui commence à sérieusement me lasser :

* Les inconnus dans une soirée qui me trouvent visiblement différente et répètent comme des perroquets en me regardant avec le même air que Christophe Colomb découvrant l'Amérique : "J'adore, j'adore... j'adore, j'adore..."
* Qu'en une semaine, que ce soit à la maternité, à l'anniv de S. ou au téléphone avec une copine qui m'appelle pour me dire que les mecs sont tous des cons, à chaque fois j'entends tout le monde douter de ma parole quand je leur répète que je ne sors plus avec ***.
* De recevoir en pleine nuit après être rentrée d'une fête blindée de mecs sans sex-appeal ni conversation une photo où lui et moi racontons tellement de choses.


Hors de question que je réponde à R.

Mon bassin a besoin d'une histoire neuve et moi d'un conteur.

mais il y a ce drôle de crush, je sais pas, rien à dire et pas envie de parler, envie de sens en émoi et puis... don't wait and see, un amour mort qui s'entête à faire de mes rencontres un échec à venir, un ami qui partage le goût de l'ambiguïté et ce dernier, qui n'a rien à voir avec les autres, avec qui je ne dis rien y a-t-il quelque chose à dire ? pourtant il est là, il rôde la journée, des pensées et je grille le feu par mesure de sécurité, les baleines chantent et qui vivra jouira
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chut


samedi 27 décembre 2008

J'ai arrêté de griller le feu, je l'ai observé, j'ai pris le temps d'écouter, de sentir, de tomber et me voilà brûlée.
Je suis fatiguée d'être trahie par le temps.

Prendre le timing dans la gueule et la fermer.

Moi aussi, je me demande si cet amour aura un lendemain.

En à peine deux mois et quelques rencontres, ce garçon a balayé tous les autres, a su me rendre heureuse et puis maintenant il faut tenter de vivre dans le silence, comme si de rien n'était.

Peut-être que les Bolchéviks tuaient les romantiques dans mon genre. Ils avaient peut-être raison. L'âme slave et mon coeur qui, cet enfoiré, me surprend toujours.

yellowsky3.jpg

Flou total.

Ma vie ressemble à une esquisse de maître qu'on aurait laissée sous la pluie.


Je répétais non et insidieusement, tout a dit oui. Je n'ai rien décidé et je me retrouve prisonnière d'une situation dont personne n'a les commandes.
Attendre. Espérer. Nier. Feindre. Aimer. Interroger, en vain. Encore une fois, le temps...
La vie et points de suspension.


Je ne donnerai pas mon coeur à la science, ce serait un crime.


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Dimanche 4 janvier 2009, 22h39

Une mère en dépression, un père à l'amour muet, une fille fuyante.
Il est beau le tableau. A-t-on fait de notre mieux ? Sommes-nous coupables à trois ou individuellement ?
Que l'amour inonde la famille que je construirai à la sueur de mes souvenirs passables...

Terrible de faire un tel constat à l'approche de la trentaine.

Pourtant, il y a de si heureux souvenirs, pourquoi alors la violence des mots absents prend le pas sur tout ? Comme un ancien grand et premier amour amer...


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5/01/09


la reine des connes; première semaine de 2009 j'en suis la reine. des connes.

Ce tête-à-tête, loin et si près, je me dis que j'aurais dû me battre au bon moment et puis non, j'ai pas écouté les amis, j'ai pensé que naturellement les choses se feraient. J'arrive même pas à détester quelqu'un dans cette histoire, ni moi ni lui encore moins elle.

Je me fous la gerbe d'avoir dit "restons amis", je regarde devant comme j'ai dit plus tôt à une amie en parlant de 2009.

Devant, ça veut encore dire oublier des instants sur la route.

Et lui qui me dit que seul l'alcool le rapproche de moi, c'est la note fausse.

Bref, 2009, Jen toujours aussi conne quand le coeur s'en mêle.

Espérons que ça s'arrangera un jour.

Pas grave, je le sais, juste que.

Voilà, on redémarre et on dit encore que, timidement, on s'est planté. (Putain, j'en ai marre de dire ça en pensant le contraire, fait chier ce coeur de merde, faudrait un GPS anti-connerie, allez zou, le pire, c'est qu'on va certainement rester amis. Non, c'est pas le pire, c'est bien. Sauf que le bien, pour moi, c'est l'ennemi du mieux. Bref, droit devant.)


février 09, hippie Jenny

Je n'arrive pas à être raisonnable, j'enchaîne les coups de coeur pour de charmants bandits en couple, je me laisse séduire et réponds à leurs questions en pensant le contraire, les gentils m'ennuient, à chaque soirée et bar où je me rends je m'aperçois en faisant connaissance avec les jolies gueules présentes qu'au moins une sur deux connait un de mes ex, je mange de l'ananas emballé; tout cela pourtant me réussit à la fin du paragraphe. Sympa, ce soleil en ce moment. 5h43, allons fermer les yeux quelques heures.

(Récurrente, cependant, l'envie d'envoyer des pensées crétines via sms la nuit à l'un de ces types. Je me demande pourquoi, j'arrête pas de dire que je m'en fous à qui ne veut plus l'entendre.)