jeudi, 25 juin 2026
Arrêt, Jour 3
Le médecin m'a dit que j'avais besoin de deux choses : un nouveau boulot et du sexe. Véridique.
Donc là je suis arrêtée cette semaine pour m'éviter un malaise, un séjour chez les fous (en même temps au boulot c'est déjà Vol au-dessus d'un nid de coucou) ou en prison, j'ai ruminé non-stop pendant deux jours mon état physique et mental (comme pendant ma semaine à la montagne) et là je viens d'aller me faire épiler le minou, s'il faut être chienne pour aller mieux alors je vais devenir chienne.
A part ça, rien. Je vis sous ma douche et dans ma bassine d'eau, le souffle du ventilateur sur le sexe humide est divin je me raccroche à ça le soir. J'ai la tension de mon escargot mais la rage d'une trigresse. Je ne sais pas pourquoi je peine autant à retrouver de la légèreté, je me sens prise dans un étau avec cette urgence de devoir en sortir et vite mais je ne sais pas du tout dans quelle direction aller. Et puis j'ai envie de romance, j'ai besoin de romance. Avec un chevalier intelligent au coeur droit et vaillant, avec du charme, bien pourvu par mère Nature et drôle, et surtout ni égoïste ni narcissique, encore moins pervers ou sadique, et bien entendu les mythos oubliez-moi. Bref, je sais pas où trouver ça à Paris. J'en avais un sous la main mais évidemment, j'ai été contrariée dans mon désir. J'ai pas envie des vieux pots, j'ai envie de nouveauté, bref j'ai besoin d'un crush ou d'un à trois mecs d'ici lundi, chaud.
(Et s'il est bricoleur c'est parfait.)(Oui c'est une annonce déguisée. Même si je sais que je n'ai pas ça dans les lecteurs sinon il se serait déjà fait connaître, mais bon, sait-on jamais.)
14:58 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : os tincoas cordeiro de nana, canicule et libido, tout ou rien
lundi, 15 juin 2026
Contre toute attente, je suis de bonne humeur !
Mon escargot, qui sentait un peu trop bon le sable chaud...Il était temps que je rentre avant la canicule. Il a mis à peine cinq minutes pour sortir de sa cachette hier soir à mon retour pour dévorer sa salade (qui était dans le frigo depuis 12 jours ! le coeur était encore correct pour lui, j'étais contente), il est trop mignon (il doit y avoir du phallique dans la seconde lecture psy de cette petite passion mais je vous jure que je me suis attachée à lui genre trop quoi. Comme à chaque fois, mais bon là c'est mieux de le faire avec un gastéropode qu'avec un mec.)
Je voulais rester à la montagne enchantée ramasser des pâquerettes près des vaches jusqu'à l'automne mais la raison a pris le dessus. Enfin la raison, celle de la société consumériste. Je suis de bonne humeur parce que Paris était vide en arrivant à la gare, vide dans le métro et vide dans les rues, merci le foot ou l'auto je sais pas mais parfait ! En plus il faisait beau, donc faisons en sorte de garder ce sentiment de bien-être au moins cette semaine, je crois que je vais écouter les chants des oiseaux au boulot si je sens que la colère revient et aussi le son des vaches dans les champs avec les cloches bref #jesuischampêtre (il faut que ça dure hein)
Vacances hyper productives n'empêche, plein de noeuds dénoués. Le décor magistral de la montagne et ses champs fleuris tellement parfaits ont fait l'amour à mes yeux. J'ai du beau et du grand dans la vision, je me sens bien et je suis hyper contente de la manière dont s'est terminée cette semaine, gardons cette fréquence. Et je me ménage, faut pas que j'oublie ça : calma. Je reste dans ma bulle champêtre. Force Rose. (avec ma voix de Moi à 8 ans)
PS : Je ne suis pas loin d'ouvrir un compte Insta à mon escargot... je rigole. Pfff...
PPS : L'époque est devenue trop difficile pour dire oui à tout comme avant. C'est aussi simple que ça.
Droit devant.
19:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mon escargot, bienfaits des vacances, la jen du futur
vendredi, 12 juin 2026
Jen la bergère
Mes antidépresseurs à moi :
J'ai trouvé mon prochain métier : Sonneur de cloche :)
En vrai, j'ai réussi à me calmer un peu, la journée avait - encore - très mal démarré mais ce soir, je me sens un peu plus calme, et un peu plus légère (m'enfin la plénitude reste loin). Je crois que le stress accumulé, l'épuisement physique et nerveux, et les hormones qui doivent commencer à influencer mes humeurs m'ont rendue un peu folle. Presque trop parfois mais j'en ai conscience je reconnais avoir une part de responsabilité dans les colères (en revanche, je maintiens que des gens m'ont poussée à bout cette année au travail).
J'aimerais passer toute la saison loin de tout comme ici, les champs sont en fleurs, les vaches accompagnées de leurs petits broutent heureuses leurs espaces champêtres, les rapaces sont magnifiques, les coquelicots d'un rouge si vif presque fluo sous le soleil, tout est beau, grand et libre. Et je trouve l'univers parisien souvent hélas si laid, petit et mensonger.
Mais ne parlons pas de Paris, restons au vert et dans le vrai, le beau, l'authentique jusqu'à dimanche merci. (De Paris en positif, je ne pense qu'à mon escargot, j'espère qu'il va bien sans eau ni salade, folie douce comme du cachemire. Je suis pas prête à le voir mort, je ne veux plus de mort nulle part je vais aller vivre à Prospéra ;p)
PS : Le nombre de flics et de militos au bord des routes dans la région pour checker les bagnoles avant le G7 est assez dingue, ah ça ils flippent qu'on ait envie de les buter ces chefs d'Etats tous aussi nuisibles les uns que les autres... Bon allez calma calma Jen, on ne remet pas de jeton dans la machine à colère, on ne sort pas son côté populiste et on oublie l'actualité pour le moment, on s'en bat les couilles point.)
PPS : Il y a un homme qui a gagné des points aujourd'hui en m'appelant Arsouille. Il y a des mecs qui perdent des points à chaque fois qu'ils me causent, et d'autres qui ne font qu'agrandir leur place dans mon coeur à chaque parole généreuse. Les belles âmes se reconnaissent entre elles, qui se ressemble s'assemble. Amitié ou amour peu importe, on s'y sent bien. Merci à ces anges d'exister.
22:34 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mère nature, réconfort vert, tempête émotionnelle, jen à la montagne
J'arrive pas à me reposer
Rien ne va dans la location c’est du foutage de gueule de payer 1200 balles pour avoir autant de merdes. Agence Biiip (je mettrai leur nom s'ils ne font pas de geste commercial) à Chatel merci pour cette merveilleuse semaine. Le chantier juste à côté avec bruits de dingue et nuages de poussières non stop alors que l’annonce dit « appartement au calme ». Zéro soleil sur la terrasse, qu’à partir de 16h30 génial. C’était pas judicieux de le préciser sur le site ?
Hier les ouvriers qui ont merdé : l’immeuble et le garage partout y avait que de la poussière on aurait dit le 11 septembre et aujourd’hui coupure électricité impossible de sortir la voiture du garage à une minute près j’étais bloquée pour la journee dans l’ascenseur.
j’ai le genou et l’épaule qui me font aussi mal qu’à Paris putain je suis maudite je vais buter tout le monde quand je rentre.
10:42 | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 10 juin 2026
Enough is enough / Je ne suis qu'amour
Je suis en vacances depuis samedi et, malgré le décor magistral qui m'entoure, je ne cesse de ruminer la toxicité de mon boulot et des gens dedans. Ce n'est pas du tout normal d'être dans un tel état de colère dès le réveil et que ça empiète autant sur mes vacances. J'ai trop fermé ma bouche depuis plusieurs années, aussi le petit goût de justice qui a traversé mon palais la semaine dernière grâce à un heureux incident entre collègues (merci au seul mec couillu qu'on ait eu dans la boîte en cinq ans d'avoir remis le mot respect au centre du village) me fait voir les choses de manière claire.
Terminé la fourberie des incompétents et l'égoïsme des salopes. Trop gentille, terminé. Cinq ans à bosser comme une malade avec des promesses jamais tenues et, en cadeau, toujours des putains d'incapables aux mêmes postes et toujours l'obligation de les préserver, ras le bol. Moi je veux une société où les gens sont capables d'entendre la vérité. Les cons ça ose tout, c'est tellement vrai, je transpire Audiard du lundi au vendredi. Personne n'est parfait et on apprend des autres mais quand les autres sont d'un égoïsme sans nom et toujours à côté de la plaque, à un moment, ça craque.
Je ne supporte plus les gens incompétents à l'air satisfait d'eux-mêmes incapables de se remettre en question, fainéants et sans aucun sens de l'équipe qui poussent à bout les autres et se victimisent ensuite. Je n'aurai le sens de l'équipe qu'avec ceux qui l'ont vraiment désormais; les autres, rien à foutre.
Tu vois moi, là, je suis un peu comme les Irlandais du Nord à bout depuis hier, faut plus me prendre pour une conne sinon vous aurez vraiment de quoi m'appeler une sauvage, mais cette fois pour de bonnes raisons. Appelle-moi Belfast, ce sera mon petit nom.
Les médiocres, les narcissiques et les manipulateurs n'aiment pas être confrontés à la vérité. Et tout ça me fait penser à mon ex, il (lui et toute sa famille) disait souvent de la mère de sa fille : "On ne savait pas si elle était plus bête que méchante..." et moi maintenant je sais. Les gens savent toujours ce qu'ils font. J'ai tellement fermé ma gueule partout depuis quelques années pour préserver les nazes (et encore, il m'est arrivé d'être agressive quand ça allait trop loin mais jamais assez finalement je trouve au vu de ce qu'il se passe encore et encore après) mais finalement c'était une grande erreur. Maintenant, c'est moi que je vais préserver. Je préfère être seule dans ma bulle qu'accompagnée de ringardes au coeur noir (H et F). Je n'ai pas à composer avec des gens qui te parlent comme si on avait élevé les porcs ensemble à la ferme ni à subir les saloperies malveillantes de toxicos divas , donc je décide de reprendre mon souffle en publiant ce post, et acter qu'à partir d'aujourd'hui, je ne parle plus aux imbéciles ni aux tordus. Ce sera le strict nécessaire au boulot, et dans la vie perso pareil. Humainement, j'ai vu trop d'indécence en cinq ans, mais cela aura été très instructif. Pour moi et ma vision globale, ça m'a permis de savoir où mettre des limites aux gens.
Je reste généreuse et solaire, mais plus avec tout le monde.
Et puis ces trois dernières années il est vrai que dans ma vie privée, j'ai eu beaucoup d'inquiétude concernant la maladie, mes proches et puis oui mon chat malade et mort j'ai eu c'est vrai du mal à m'en remettre. Donc là, maintenant, je ne dois plus me mettre dans des états de dingue à cause d'abrutis, donc je vais gentiment me mettre en route pour trouver une nouvelle direction pro, j'ai besoin de changements, je veux du temps pour les miens et je ne ne veux plus me cogner des teubés à qui je n'aurais jamais adressé la parole à l'école ou dans les chiottes d'un club.
Bonnes vacances à moi, encore quatre jours et ceux-là, je vais les savourer car ce post est mon premier acte de résistance. Les suivants seront majeurs. :-)
C'est quand j'entends mon père me dire que ma colère est trop grande et que je vais finir en pavillon psychiatrique si je ne me calme pas, et c'est quand je vois la nervosité que je peux avoir avec ma mère parfois alors qu'elle est la dernière personne que je veux brusquer sur cette Terre que je comprends tout le mal que j'ai encaissé depuis des années. En tout cas, quand j'avais été arrêtée pour burn out il y a un an et demi, c'est là que j'aurais dû arrêter les frais et partir. Bref, je suis remontée comme un coucou suisse, mais décidée à jeter toute cette merde de ma tête une fois ce billet colère publié.
Un boulot n'est rien en soit, mais la part de nuisances qu'il a pris dans ma vie est folle.
M'enfin, là, déjà, je suis sur le banc face aux montagnes quand je finis ce post, les nuages se dissipent pour laisser s'ouvrir un beau ciel bleu qui m'éblouira demain. La vie est ailleurs, je m'en rappelle oui...
Tendrement, la bobo au bord de la crise de nerfs ❤️
Demain, il fait beau, je vais bronzer, manger une raclette au soleil et oublier Paris pour quatre jours complets. Et enfin je vais pouvoir lire à tête reposée. Je le veux. Je le peux. Et désolée pour la négativité à haute dose mais c'était nécessaire, il faut verbaliser avant d'agir.









