mercredi, 10 juin 2026
Enough is enough / Je ne suis qu'amour
Je suis en vacances depuis samedi et, malgré le décor magistral qui m'entoure, je ne cesse de ruminer la toxicité de mon boulot et des gens dedans. Ce n'est pas du tout normal d'être dans un tel état de colère dès le réveil et que ça empiète autant sur mes vacances. J'ai trop fermé ma bouche depuis plusieurs années, aussi le petit goût de justice qui a traversé mon palais la semaine dernière grâce à un heureux incident entre collègues (merci au seul mec couillu qu'on a eu dans la boîte en cinq ans d'avoir remis le mot respect au centre du village) me fait voir les choses de manière claire.
Terminé la fourberie des incompétents et l'égoïsme des salopes. Trop gentille, terminé. Cinq ans à bosser comme une malade avec des promesses jamais tenues et, en cadeau, toujours des putains d'incapables aux mêmes postes et toujours l'obligation de les préserver, ras le bol. Moi je veux une société où les gens sont capables d'entendre la vérité. Les cons ça ose tout, c'est tellement vrai, je transpire Audiard du lundi au vendredi. Personne n'est parfait et on apprend des autres mais quand les autres sont d'un égoïsme sans nom et toujours à côté de la plaque, à un moment, ça craque.
Je ne supporte plus les gens incompétents à l'air satisfait d'eux-mêmes incapables de se remettre en question, fainéants et sans aucun sens de l'équipe qui poussent à bout les autres et se victimisent ensuite. Je n'aurai le sens de l'équipe qu'avec ceux qui l'ont vraiment désormais; les autres, rien à foutre.
Tu vois moi, là, je suis un peu comme les Irlandais du Nord à bout depuis hier, faut plus me prendre pour une conne sinon vous aurez vraiment de quoi m'appeler une sauvage, mais cette fois pour de bonnes raisons. Appelle-moi Belfast, ce sera mon petit nom.
Les médiocres, les narcissiques et les manipulateurs n'aiment pas être confrontés à la vérité. Et tout ça me fait penser à mon ex, il (lui et toute sa famille) disait souvent de la mère de sa fille : "On ne savait pas si elle était plus bête que méchante..." et moi maintenant je sais. Les gens savent toujours ce qu'ils font. J'ai tellement fermé ma gueule partout depuis quelques années pour préserver les nazes (et encore, il m'est arrivé d'être agressive quand ça allait trop loin mais jamais assez finalement je trouve au vu de ce qu'il se passe encore et encore après) mais finalement c'était une grande erreur. Maintenant, c'est moi que je vais préserver. Je préfère être seule dans ma bulle qu'accompagnée de ringardes au coeur noir (ils (surtout ils) et elles se reconnaîtront). Je n'ai pas à composer avec des gens qui te parlent comme si on avait élevé les porcs ensemble à la ferme ni à subir les saloperies malveillantes des camés en fin de vie, donc je décide de reprendre mon souffle en publiant ce post, et acter qu'à partir d'aujourd'hui, je ne parle plus aux imbéciles ni aux tordus. Ce sera le strict nécessaire au boulot, et dans la vie perso pareil. Humainement, j'ai vu trop d'indécence en cinq ans, mais cela aura été très instructif. Pour moi et ma vision globale, ça m'a permis de savoir où mettre des limites aux gens.
Je reste généreuse et solaire, mais plus avec tout le monde.
Et puis ces trois dernières années il est vrai que dans ma vie privée, j'ai eu beaucoup d'inquiétude concernant la maladie, mes proches et puis oui mon chat malade et mort j'ai mis du mal à m'en remettre. Donc là, maintenant, je ne dois plus me mettre dans des états de dingue à cause d'abrutis, donc je vais gentiment me mettre en route pour trouver une nouvelle direction pro, j'ai besoin de changements, je veux du temps pour les miens et je ne ne veux plus me cogner des teubés à qui je n'aurais jamais adressé la parole à l'école ou dans les chiottes d'un club.
Bonnes vacances à moi, encore quatre jours et ceux-là, je vais les savourer car ce post est mon premier acte de résistance. Les suivants seront majeurs. :-)
C'est quand j'entends mon père me dire que ma colère est trop grande et que je vais finir en pavillon psychiatrique si je ne me calme pas, et c'est quand je vois la nervosité que je peux avoir avec ma mère parfois alors qu'elle est la dernière personne que je veux brusquer sur cette Terre que je comprends tout le mal que j'ai encaissé depuis des années. En tout cas, quand j'avais été arrêtée pour burn out il y a un an et demi, c'est là que j'aurais dû arrêter les frais et partir. Bref, je suis remontée comme un coucou suisse, mais décidée à jeter toute cette merde de ma tête une fois ce billet colère publié.
Un boulot n'est rien en soit, mais la part de nuisances qu'il a pris dans ma vie est folle.
M'enfin, là, déjà, je suis sur le banc face aux montagnes quand je finis ce post, les nuages se dissipent pour laisser s'ouvrir un beau ciel bleu qui m'éblouira demain. La vie est ailleurs, je m'en rappelle oui...
Tendrement, la bobo au bord de la crise de nerfs ❤️
Demain, il fait beau, je vais bronzer, manger une raclette au soleil et oublier Paris pour quatre jours complets. Et enfin je vais pouvoir lire à tête reposée. Je le veux. Je le peux. Et désolée pour la négativité à haute dose mais c'était nécessaire, il faut verbaliser avant d'agir.





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