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dimanche, 05 novembre 2006
Jen je t'aime... et mon cul, il est tatoué ?
Il me dit je t'aime, il me dit J'ai besoin de toi. Sans doute parce qu'il a su que sans ces mots (notez maux dans son vocabulaire), je partais. Voilà dix jours que je n'ai pas entendu le son de sa voix. En dix jours, que du silence. Moi, bonne conne, j'ai envoyé deux sms (putain de technologie) de Madrid histoire de dire "je serai finalement encore là à mon retour" et une réponse à chaque fois. Pensez-vous qu'il m'aurait appelée pour savoir si j'étais bien rentrée ? Ou ne serait-ce qu'un mail ? Non, rien, nada. Même pas de miettes. Même un pigeon gagne plus que moi. Et ce soir, un mail laconique où l'essentiel réside là : "je t'appelle lundi."
Moi, amoureuse et oscarisée pour le rôle de la meilleure conne, je reste plantée là, sans rien faire. Mais là, je ne supporte plus. Quand on aime quelqu'un, même si on a l'esprit dans le taff, dans un projet qui vous prend tout votre temps, même si plein de choses mille fois plus importantes que moi se passent autour, dois-je pour autant passer au dernier plan. Et encore, le silence, ce n'est pas un plan, c'est une cache dans laquelle on me range pour me ressortir lorsque le planning de monsieur est moins chargé. Quand on aime sincèrement, on traite l'être aimé ainsi ? Vraiment ?
Voilà, je ne voulais pas en parler ici pour plein de raisons mais à un moment, j'ai besoin de savoir si il y a un truc chez moi qui cloche ou si c'est tout simplement un enfoiré.
Humilation, déception, larmes qui sèchent depuis Madrid et tête haute qui pousse au déclin.
Je ne suis pas folle, sa réaction, c'est bien celle d'un lâche qui fait tout pour se faire larguer, non ?!! Pourquoi il me fait ça ? Merde, quand on aime, on prend le temps d'appeler, je ne sais pas, je marche comme ça moi.
Pourtant, malgré tout, j'y crois ! Je dois être très conne, très maso et trop amoureuse, aveugle, tout ce que vous voulez mais je reste persuadée qu'il m'aime et que je lui fous la frousse. Quand je vous dis que la bobo est très con... Mais je suivrai "son" conseil et je lâcherai pas l'affaire !
Si j'écoute mon âme slave, je le largue comme une hystérique. Mais j'écoute, pour une fois, mon coeur et ma - bonne - raison, je le fais chier, je lui reproche de me traiter comme de la merde mais je squatte sa vie. En même temps, sa vie, en ce moment, c'est sans moi. Une acharnée, putain. Pourtant, d'habitude, ma fierté ne fait qu'un tour et je me barre mais là, merde, ce serait tellement dommage de se quitter ici. Sais pas. Mais merde, donnez-moi votre avis. Et tant pis s'il ne digère pas cette note, ras le cul de m'autocensurer pour son bien être ; mon horoscope me conseille d'abandonner les causes perdues et de penser à moi alors je fonce dans le tas, tant pis. Qui aime bien châtie bien. Jusqu'ici, c'est moi qui subit ses humeurs de merde alors à un moment, faut affronter les retours...
Le pire, c'est qu'en lisant cette note, il va vouloir me dire : "Mais si m'aimer te fait souffrir, on arrête, j'ai pas envie de te faire souffir." Je commence à le connaître l'handicapé des sentiments. Alors mon coco, puisque tu n'es pas foutu de m'appeler pour discuter, je te le dis ici et si ça te gêne, c'est le même prix : aimer, c'est plein de mots que tu n'aimes pas, en l'espèce, construire, partager, donner, gueuler, baver (non, celui-là, tu aimes) bref, aimer c'est pas nickel du début à la fin, tu le sais très bien. Alors ne me fais pas le numéro du mec attaché à sa putain de liberté : on peut aimer et rester libre sans pour autant se défaire de l'attache qu'on a peur de fonder, souder. Ah oui, s'attacher, ça, putain que ça te fait peur ! Et ben faudra pourtant bien t'y faire petit à petit, parce que, que ce soit avec moi ou une autre, s'attacher, c'est la base. Et la base, tu la ressens mais tu la refuses.
Alors arrête de me dire que je ne sais pas faire dans la nuance quand toi t'es capable de faire le mort pendant des jours et donner dans la nuance de merde, c'est à dire que dalle. Moi, je t'aime ; toi, je crois aussi que oui mais je commence à en douter. C'est très con. Alors j'attends que tu te bouges le cul jusqu'à Paris, en coup de vent comme tu sais si bien le faire, et tu me dis en face mes quatre vérités et par la même occasion, tu te mettras face aux tiennes et tu réfléchiras devant un verre de Chardonnay. Je ne mérite pas un silence de mort. Si tu m'aimes, tu te remets deux secondes en question et tu fais face à tes angoisses et tu craches ton amour ou ton dégoût du couple.
Oui, ok, le couple, on en a tous eu des expériences plus ou moins réussies mais si on ne se donne jamais la chance de regoûter à l'aventure, alors on reste seul et con. Les aigris de l'amour, ça va deux secondes, je l'ai été, je le serai certainement à nouveau mais moi aujourd'hui, je crois en moi, en lui, en nous. Et je ne veux pas croire pour deux encore longtemps, soit on est deux à y croire soit c'est un échec et dans ce cas, je garderai la tête haute et je partirai sans t'emmerder. Et si ce con me dit merde, et ben les mecs, je vous la joue femme fatale d'ici deux mois : 10 kg en moins, des robes, des Louboutin de 10 cm de hauteur et un sourire bidon qui à force se fera vrai, si si.
Suis comme Miossec : "Je voudrais que tu vois comme j'en chie pour toi, pour trois fleurs sur le podium, ah ça j'en bave, crois-moi..."
* trolls de merde, lâchez votre connerie habituelle si vous voulez, je me touche dessus.
* andalou, si t'es fâché, bah... c'est bien fâcheux.
* Betty, yeah, bien vu pour la manucure ;)
* ma pote, ma patiente pote, je n'ai qu'un truc à dire : la cuenta, por favor !
* juste pour dire que j'ai la crève et que si toi, oui oui toi, demain, tu pouvais bien m'accueillir chez toi, je t'en serai très reconnaissante : thé vert menthe avec du miel, merci !
* ah et dernière chose à toi, andalou de mes rêves les plus cons : t'es tellement égoïste que t'as zappé ma pétasserie on tv hier : GROS NUL !!! Moi je dis ça mérite beaucoup de douceurs lors de ton passage coup de vent "comment rattraper le coup avec la master chieuse que je me suis dégotté un soir d'ivresse en juin"...
Bon bah je me sens beaucoup mieux maintenant. Un gros poids en moins. Alors là, je sais que tous mes potes vont gueuler parce que je viens de faire exactement le contraire de ce qu'ils me conseillaient (heu, ordonnaient serait plus adéquat), je viens peut-être de me mettre l'andalou à dos mais j'ai vidé mon sac et je vais dormir comme une anginée de 15kg position foetus (ça se dit pas, je crois mais j'ai le droit d'inventer des mots, je suis fiévreuse).
Sur ce, il est presque 2h du mat', je pars rejoindre mon lit qui sent la gerbe de l'andalou (passages coup de vent mais qui marquent, comme les chiens, ça marque son territoire et ça file dans le jardin des voisins voir si l'herbe y est meilleure, pfff).
Sous vos applaudissements...
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vendredi, 03 novembre 2006
Madrid, metro Sevilla
00:35 | Lien permanent | Commentaires (22)





