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dimanche, 20 mai 2007

In love whith my gouines

Yo, cousines, merci de dire à tout le monde que j'ai trouvé un taenia solium dans la cuvette de mes chiottes en arrivant... Je vous adore ! (Cela dit, c'est peut-être au voisin, hein. Ou alors il est à moi et c'est trooooop coooooool parce que ça expliquerait l'aiguille de la balance qui stagne alors que je bouffe comme femme enceinte ! ah ah)

(IK : guest star, c'est bien aussi, hein. Enfin bon, j'imagine au vu des lèvres noires de la première vidéo que l'orthographe est morte à la troisième bouteille cette nuit donc ça va, tout va bien.)

Et vive l'underground bordelais plus under que ground ! ;))

(Sinon je confirme, j'ai la gerbe avec ta manière si pro de filmer, chérie.) 

Au dessus des nuages et après, moi non plus, je n'ai plus peur

Dans l'avion j'ai dévoré la fin d'une histoire. Une histoire qui semblait être la mienne sous de nombreux aspects. Louise, Alex, Inès et ce nouvel appartement où le poison n'entrera plus. Grosse claque : tour à tour j'ai compris ces autres qui ne donnent rien, perdu le fil de mes pensées dans mon passé, ri de toutes ces visions que je partage au quotidien et j'ai atteri. Il faisait gris mais j'avais chaud.

Dans l'avion, je sentais mon poignet pendant les secousses. J'étais passé à la parfumerie Duty free de mes deux à l'aéroport de "Pointe à Peter". Son odeur me faisait ni bien ni mal, elle m'apaisait comme un doudou pour jeune femme. Contemplative devant une telle prise de risque qui s'avéra agréable. 

En rentrant, j'ai voulu trouver ma chance au hasard des rayons d'un magasin de disques pour jeunes cons et j'ai choisi un album qui m'appelait, la perle du retour.

Bande-son : Montagne buissonnière, Thierry Stremler. (titres 11, 1, 3... tous, je les aimes tous, achetez "Je suis votre homme", il ne mérite pas qu'on le vole ce sentimental-là !)

Nouvelle peau. Encore. 

vendredi, 18 mai 2007

J'ai pas enviiiie de partiiiir

Enfin si, mais qu'à moitié.

Tant pis, je resterai tropicalisée à Paris, j'aime bien.

Bon bah sûrement à bientôt pour une note "Tout de toi Gwada me manque" ou alors à jamais si l'avion de nuit s'éclate en mer, se coupe en deux et me laisse morte sans aucune chance de dire à TrouNiz'o qu'il est idiot d'avoir peur.

Petit pincement au coeur. Dernière nuit bercée par le chant des grenouilles, le bébé qui pleure de la case d'en face, le chiot Oseille qui boit son eau comme moi je lèche des Oreo, le vent qui secoue ma moustiquaire, les gros grains qui attirent les crabes, le ventilateur qui masque le bruit des feuilles qui s'agitent derrière les nacots, les margouillats muets qui parlent au-dessus de ma tête et mon bordel, étalé partout dans la vaste chambre.

J'ai pris ma dose de soleil, d'exil, de vrais cools, j'ai pris ma dose d'amour à la con, je suis prête à revenir en force : Paris,  me voilà !

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(Mais quand même... je boude un peu de quitter tout ça.) 

jeudi, 17 mai 2007

Je préfère quand c'est moi

Comme certains blogueurs, j'ai à mon tour eu l'occasion d'entendre des extraits de mes textes, des textes lus par une journaliste sur la radio Suisse Romande.

J'ignorais quels étaient les billets choisis, je "passais" le 11 mai. Je viens seulement de m'en souvenir et je viens donc d'écouter...  

La journaliste a sélectionné les notes "Got milk ?" (un court extrait) et "Attendre l'impossible" (texte entier). Drôle. Drôle parce que je me souviens de cette matinée où j'étais à la fois frustrée donc boudeuse et heureuse donc naïve

Marrant de s'entendre, enfin... En vérité, je déteste, c'est nul de s'entendre parler. J'aurais mis le ton, mon ton, là où il fallait. Mais il était évident de sortir déçue d'une telle rencontre... mes mots et une inconnue, l'intime et le public. Remarque, c'est la définition du blog ! Enfin bref, j'aime moyen mais c'est marrant (même si je trouve en revanche l'idée de lire moi-même mes textes plus... mieux quoi).

 

Pour écouter mon texte (en même temps, je dis ça pour toi minet, y a que toi pour vouloir écouter ça !), tu vas ICI, tu choisis la journée du 11 mai et l'émission Journal Infime située dans la case 14/15h; là, tu pourrais écouter moi ("ma" partie commence à la minute 26,34'). Marrant quand même, au final.

En tout cas, j'aime bien commencer après Paolo Conte et la chanson qui suit "ma partie" me va très bien, je trouve... ;) 

 

Rien à voir : medium_excheri.jpgCa, Lui, je n'en reviens toujours pas... Vous avez remarqué (je parle aux nanas), il en est moins beau du coup, non ? Avant, je mouillais dans ma culotte en le voyant tremper ses chemises blanches... Maintenant, no way, son costard de vieux et ses rides, il les range et les garde pour Cécilia, j'en veux plus !

Et sa coupe de cheveux, bordel... Lui qui était si beau avec ses cheveux longs de bellâtre enfoiré... pfff, déçue déçue déçue.  

mercredi, 16 mai 2007

J'allais oublier... les photos de merde qui font chier les invités.

Un des chiens morts et gonflés qu'on trouve sur les routes 

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Une des publicités locales qui vont me manquer 

 

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Un des gros beaufs qui inondent les plages (mais celui-là, ça va, il est sourd de l'oreille gauche et a pigé qu'il était inutile de me faire chier avec ses histoires de vietnamien qui se fait agresser dans l'allée du club med et de cours de self defense à Jarry)

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Un des cars que prend Monique la vieille qui fume de l'herbe pour s'endormir dans lesquels la musique tourne à fond et d'où on voit encore mieux l'effet dévastateur de la chaleur sur les corps pas encore décomposés des chiens et chats au bord des routes ; j'ai surtout pris cette photo en pensant à Schuey

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 Un des trucs que j'ai achetés ici certainement le cerveau ravagé par la chaleur et d'autres trucs naturels et surtout un des trucs qui vont encore consterner les copines à Paris, toujours effarées par ma capacité à aimer les belles choses comme les ovnis hideux - que moi j'adore parce que j'ai l'impression d'être l'âme soeur du petit Victor de la rue Dieu avec son cartable Chipie décalé et ses t-shirts à la Boogaerts bref je vous emmerde j'adore ce t-shirt et je fais ce que je veux et non je suis pas en train d'essayer de me justifier parce que je sais que je suis en total look Palavas sur cette photo avec mon short mini rouge et rose Barbie et mon t-shirt vintage écolo-maternelle

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 Sinon, j'ai évidemment plein de photos et vidéos de moi, moi et encore moi : Jen enroulée de papier film pour faire pénétrer la boue anti-cellulite, Jen sous la moustiquaire à l'affût du moustique interdit, Jen au fond du jardin se grillant la cervelle rose, Jen sur le transat filmant le grand con devant elle qui lit debout en espérant certainement la séduire, Jen en voiture filmant la famille de bouseux en paréos cacacheapos et aux dos aussi blancs que ton cul ou aussi rouges que le gland de l'agent immobilier de la rue des Quatre-Vents, Jen se prenant 120 fois pour finalement garder la plus bidon des photos pour une journaliste de Marie-Claire, Jen se filmant pendant l'heure de la sieste juste pour voir comme elle est vilaine après une pigmentation de la peau post-soleil, Jen chuchotant à la caméra pour dire des conneries sur l'avantage d'avoir un goût prononcé pour le chocolat et la menthe à l'eau, Jen prenant ses pieds entourés d'un mètre blanc, Jen Je Je vous aime aussi un peu, parfois.

Envoyez-moi des photos de vous, je les publierai et on jouera à Single, ok ?!! 

 

Final cut

C'est dur de couper le cordon, ça fait pleurer de comprendre que cette rupture est pour notre bien.

Et quand ils ne seront plus là, ma vie tournera autour de quels repères ? Mon enfant, oui, peut-être, s'il y en a un. Mon homme, oui sûrement. mal/heureusement pour les cons magnifiquement pour nous deux.

J'ai pleuré sur le transat, j'ai caché la larme qui stagnait sur l'aile droite de mon nez dans mon bras et j'ai tout essuyé sur la serviette comme si je frottais mon nez pour enlever de l'eau de mer. J'ai pleuré pour une bête histoire de papa mort et de maman veuve mais heureuse. Une petite fille...

Mais là, c'est fini, hein. J'ai oublié la mort des miens dans un beignet au Nutella trop gras trop cheap mais trop bon pour mes cuisses aux poils blonds. 

PS suite aux premiers commentaires : mon père n'est pas mort, ce sont juste ma tante et ma mère qui imaginent déjà être veuves toutes deux et habiter ensemble au soleil, et s'éclater à faire du shopping et à nous voir une fois par an. Je suis une idiote mais ça m'a brisé le coeur de savoir que ma mère pense à sa vie après mon père (même si c'est normal à son âge d'imaginer cette hypothèse, j'en conviens) et en plus d'apprendre qu'elle pourrait partir vivre sous les tropiques et me laisser "faire ma vie", non c'est pas comme ça que j'aime le mot famille. La famille, ça n'a jamais été leur truc, je devrais m'y faire....