« lun. 24 mars - dim. 30 mars | Page d'accueil
| lun. 07 avril - dim. 13 avril »
dimanche, 06 avril 2008
Pour une grimace et un rictus
Paraît que je deviens une femme, doucement, paraît que c’est joli
Deux semaines quand ton ventre est une pile rechargeable ça donne du fil à retordre à celui qui prend la défense de l’absent, où est l’absent qui n’a pas tort d’ailleurs ?
Trois nouvelles dans une semaine à retardement, trois nouvelles déstabilisantes, trois anti-héros, trois vies et Maupassant continue de faire des bulles de savoir-vivre quelque part plus loin
Plus de fumée, du bois qui craque la nuit, trois fenêtres ouvertes et des bougies qui s’éteignent au fur et à mesure que les rêves s’accouplent à la nuit, possible que tout ne soit qu’un morceau de réalité endormi à l’ombre d’un building d’ambitions de petit garcon frustré
De mon côté le petit garcon a laissé deux trois révélations contradictoires
J’ai brûlé mon pouce et mon index sur la flamme d’une bougie poussiéreuse, un air sombre une seconde et la vérité n’est plus ailleurs, je vois mais ne suis pas certaine de sentir de la bonne oreille, ou le contraire je ne sais pas trop alors je laisse quelques chemins inaccessibles, des culs de talc à la place du coeur, des morceaux de building à monter soi-même, la vie en kit, le flair froid la gorge réchauffée à minuit par quelques gouttes de vitriol, des pergolas sur mon ciel éventré, je t’aime je ne t’attends plus je ne t’aime ni ne t’ignore, donne-moi la main, un jour, juste pour voir ce que ça fait… encore.
00:23 | Lien permanent | Commentaires (6)
mardi, 01 avril 2008
And i'm feeling good
Le thé fume à ma gauche, le casque me transporte sur une grande avenue encore vide sur laquelle le soleil se joint à l'avenir du col blanc terne et de Jen la fille pas trop entière juste parfaite et indifférence ultime, il y aurait une foule de cons que je me sentirais aussi paisible et certaine de mes pas, je sécrète des endorphines sans sport ni baise, la journée la semaine que dis-je soyons folles le mois entier sera aussi bon qu'une paire de couilles qui me claque le cul pendant que je libère les shakras du plaisir, le 1er avril annonce une blague éternelle : Nina, je t'aime ! Printemps je t'aime !
(Nina et Gabriel, Colette et Joseph, charmants mes petits, je vous aime aussi, j'aime tout autant le père et les amants !)
Je m'étire, le Doliprane a vaincu l'estomac, je suis prête : let's play together !
07:12 | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : nina simone, joie de vivre à la pas con
lundi, 31 mars 2008
Et ma raison de se courber devant les heures incertaines
La nuit, toujours la même chose abstraite à l'esprit et puis je pense aux vitamines de la banane. Pas de jeu de mots précision pour ceux qui me prennent pour le pendant féminin de duchovny je ne fornique pas avec des bimbos musclés en slip kangourou. j'écris un mail, écoute à ce moment-là une chanson qui adoucit mon insomnie, la rend plus supportable, rend cette bêtise obsessionnelle un peu plus légère. Puis je me dis que si j'envoie ce mail avec cette chanson cela rappellerait une (belle) époque épistolaire forte de quelques 300 souvenirs qui se bonifient comme le bon vin avec le temps. Alors j'envoie rien.
J'ai touché le ventre d'une femme enceinte d'un mois et demi et j'ai finalement trouvé moins aisée la décision d'éliminer la chose qui se trouve dans le ventre, car il était déjà enrobé et dur, le ventre. Je me suis dit que c'était certainement moins facile que ce que je pensais, je me suis aussi dit que j'avais grandis.
En deux mois j'ai demandé trois fois à deux de mes amis s'il me trouvaient paumée. Jamais je n'avais utilisé ce terme pour ma propre personne.
C'est idiot ce que je vais vous dire mais être une femme est une très belle expérience, enfin, c'est beau quoi. C'est dur, tellement de cheminements, toujours un nouveau sentiment au sommet d'une montagne, toujours une révélation en bas, toujours ce corps et cet esprit qui muent chantent pleurent, qui se contredisent, toujours une peur quelque part bien cachée finalement c'est beau. Eprouvant mais beau. Je ne sais pas ce que je dirai dans quelques années, si j'ai la chance d'être encore sur cette drôle de terre (la faute à dead like me ça fout les j'tons) mais je suis certaine que l'idée globalement sera la même, encore plus puissante je l'espère.

Quoi qu'il en soit, quoi qu'il advienne, quels que soient les choix, j'aurais aimé la vivre, cette putain de féminité.
... pour mon coeur tuer les minutes suspendues.
c'est marrant, tu dis qu'elle te maternait et maintenant je trouve que toi tu me maternes, ouais c'est peut-être moi qui suis dans le genre de réflexion embryonnaire à la con en ce moment mais c'est vrai je trouve que tu prends soin de moi, à ta manière, j'aime bien ça me fait du bien, alors ouais tu dois pas t'en rendre compte et je dois même tout inventer dans ma tête mais bon je me faisais cette réflexion alors je te la maile c'est affreux de connerie !

(mince j'avais dit que j'arrêtais avant toi les nuits trop courtes je tiens jamais mes promesses suis comme tout le monde et ma mère c'est terrible)
(de toutes manières quelle que soit l'heure à laquelle je m'endorme je me réveille à 4h20 sans savoir pourquoi depuis quatre jours)
03:36 | Lien permanent | Commentaires (20)
O trouble
01:55 | Lien permanent | Commentaires (0)





