Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 29 déc. - dim. 04 janv. | Page d'accueil | lun. 12 janv. - dim. 18 janv. »

samedi, 10 janvier 2009

Tu m'as dit... oui, que m'as-tu dit ?

On était trois, il paraît que trois c'est le chaos pourtant tout était doux, respirable, moi j'arrêtais de râler  à l'encontre de ces orduriers à qui, visiblement, des parents n'ont pas enseigné à éviter du regard les personnes qui leur semblaient trop différentes (porter une robe moutarde avec des collants orange, que m'avait-il pris un soir de récession de porter haut mon espoir d'une nuit gauche caviar à la Gréco baptisée). Puis A est arrivé. Je l'avais informé plus tôt du déroulement logique de ma soirée, sans me prévenir, il apparaît au coin de notre table : le tableau est beau. D'un vendredi après-midi à causer texture et packaging au sein d'un panel tristement ennuyeux de la consommatrice française, me voilà au milieu d'une scène qui s'annonce énergisatrice, comme ils disent chez Clarins quand on parle des bienfaits de la cosmétique issue du savoir-faire ancestral chinois. Puis le marié s'en va, nous sommes alors de nouveau trois, lui l'ancien grand amour, lui le présent grand fidèle (l'ancien grand amour l'est aussi, enfin je crois) et moi. Ca cause de tout, de nous, d'eux mais un peu trop de moi, sans que je ne demande l'avis de personne pour une fois. Je répète que je ne veux pas en parler, une fois, deux fois, et la troisième c'est la bonne, pourquoi comment, je ne sais pas mais je deviens une fois encore (de trop ?) une graine que deux coqs se disputent. Ou non. Pire. Une sorte de vitamine E que des scientifiques tentent d'améliorer selon leurs propres calculs. Pourquoi, comment, je sais pas, je comprends pas et je ne veux pas suspecter de comprendre mais le fait est là, pendant que je regarde pour la quatrième fois mon téléphone en espérant misérablement y lire sur l'écran "Un nouveau message" en provenance de Lui, les deux coqs (devrais-je dire poules) se mettent en mode ailes froissées et impératifs timides.
Ok, maintenant je le sais, j'en suis sûre, il m'est impossible de mélanger mes amis à couilles tant que l'un d'eux un jour ou un an fut mien (j'aime l'appartenance parce que l'illusion, j'aime les échanges puérils entre un ancien amoureux et le fidèle parce que, cela relève de l'amour paternel et moi-même je n'en suis pas maîtresse).
Bref, c'est tendu.
Alors je vais fumer une cigarette et pour la première fois dans ce passage du XXeme arrondissement je lève la tête au ciel. Des étoiles. En soi, à Paris, c'est comme un miracle. Puis François m'interrompt dans mes rêveries nécessaires, nous parlons de la Russie.
Je retourne à la table, le reste de la soirée sera mi-figue mi-féministe. Ou mi-fumisterie.

Finalement, de cette soirée, je n'aurais retenu que l'absence d'un Lui vague et les mots de cette fille, posés là sur cette table customisée de pages de romans à l'eau de Jen, comme un signe que je ne prendrai pas comme tel...

DSC09565.JPG



Je suis comme toutes ces filles entre deux vagues surréalistes, j'attends qu'une raie me brûle la cheville pour demander à l'un des coqs de me pisser gracieusement dessus. En espérant silencieusement qu'un berger les disperse pour me déposer un baume du coeur sur cette cheville fragile.

Cette nuit, un homme à ma table que je protègerai toujours malgré les coups qu'il me porte  aux yeux d'une foule trop curieuse, un autre que je protègerai de l'amour égoïste que je porterai sur lui avec des lunettes américaines et, derrière la tête, le garçon que j'imagine là, avec moi, et personne d'autre. J'aime les films de la nouvelle vague et mes amours pénibles. Pénible tu es, heureux mon coeur te soulèvera. Le futur, un bien beau cumulus à entretenir à coups de soirées paysannes.


podcast

jeudi, 08 janvier 2009

Où gît votre sourire enfoui ?

En hommage à Monsieur Rozenblum.

A voir dans son intégralité, du pur bonheur. Enfin moi, c'est exactement le genre de discours que j'aime, je trouve ce mec génial. Perdu et exact à la fois, presque l'homme idéal.

 

mercredi, 07 janvier 2009

Ah bon ?!

"Si vous faites des piges pendant plus de 3 mois consécutifs pour un même titre, cela équivaut à un CDI et nécessite une procédure de licenciement lorsque les piges s'arrêtent."

Je suis en train de me prendre la tête à tout recalculer, à tout revoir, en plus j'ai une gastro, je me sens mal et je dois faire un chèque pour le syndic de 666 euros, ça ne s'invente pas.

Mais concernant la citation du dessus, si des pigistes traînent ici, merci de filer votre avis, c'est un peu le bordel quand même ce statut de merde, entre le statut rédacteur-journaliste-pigiste, le nombre d'heures que du coup avec certains clients réguliers je ne notais pas, grrrr, ça me gaaaave.

mardi, 06 janvier 2009

Action Réaction

Facebook, ça a du bon. Un message sur un wall, dix secondes plus tard un appel de Berlin et trois mois de silence évoqués par bribes, par prénoms et expressions qui simplifient la situation.

Berlin, en ce moment, est dans toutes les conversations.

Il est temps de revoir Dan, Juju, Pf et son italienne, le Pong et le canapé sur lequel on décide des bars et soirées par où l'on va commencer la nuit.

Les potes, quoi.

Un petit goût du Tape en février 2008 (l'entrée, désolée le reste que j'ai se résume à des rangées de poudre sur une CB dans le chiottes) :

DSC06739.JPG

Cette nuit, il y a un garçon en flou qui me demande d'être mon ami sur Facebook. Cette nuit, ce garçon et moi, on a fait comme si cet hiver était fini, tout comme notre parenthèse amoureuse. Lui retourne définitivement vers sa blonde et moi vers les amis libres.
Comme ça, d'un coup de baguette tradition, je décide que rien n'a existé. Ouais, comme ça, comme le bon pain.
(Les hommes sont faibles, les Jen sont jeunes et les pigeons médisants.)
Je ne le rangerai en ami que quand un autre aura chahuté avec moi.
Come to Berlin, Barbara Morgenstern (un album un peu chiant si on parle pas allemand comme moi mais avec trois mots en anglais qui suffisent à transmettre le plaisir à traverser le Rhin, on peut aimer)


Du bonheur de t'avoir au téléphone, cousin, du bonheur de t'entendre et de me faire oublier Paris et les émois douloureux. (Même si l'émoi passé, comme une conne, j'en ferai un compagnon de soirée, un pote, un caillou grâce auquel on se rappelle pourquoi on m'appelle "la fleur bleue qui a des coups de coeur tout le temps".

Matthieu, c'était son prénom. Il me plaisait bien.
Sa blonde est sans doute plus sucrée que moi, je m'en vais donc découvrir d'autres saveurs plus loin, là où les hommes demandent mon adresse pour attendre mon retour. (Je te le dis lecteur, moi je suis une romantique, une russe, une grosse relou que même ta mère elle sait même pas ce que ça veut dire d'aimer l'exotisme slave !)


Oh puis merde ! Matthieu, tu vois, je t'aime moi un peu ouais je crois bien et toi tu jettes tout ça, alors oui dis de moi que je suis une mauvaise perdante, pense à moi à l'imparfait, trouve toutes les imperfections possibles pour oublier cette nuit pendant laquelle on a rangé au cimetière la baise des crasseux malentendants, oublie les baisers passionnés, oublie-moi amoureuse et retrouve ta jolie vie de garçon esquinté, voilà je le dis, oublie la nouveauté, oublie la fraîcheur des fossettes soyeuses, oublie ma peau qui brûle, oublie les regards qui se cherchent la première fois chez moi, oublie tout ça et demeure heureux avec les fondations dans lesquelles tu crois, l'amour c'est toujours espérer le meilleur pour l'être adoré, mes mots sont sincères et moi peut-être aussi masochiste que ma très chère mère. C'est rageant de relire les trois dernières phrases et de vouloir les effacer de peur de passer pour une fille blessée aigrie, tout ce que je t'ai écrit est la plus pure vérité, indécence de, compréhension de, je ne comprends pas et pourtant.
Amis, ça me va. Pas. Si. Ok. D'accord. C'est terriblement triste, surtout lorsqu'on sait les lettres à aggrapher derrière. Oui, d'accord. Je suis d'accord. Jen n'ai pas le choix. Tu es tellement si différent de moi. C'était sans doute cela qui me plaisait, cette différence. Alors oui, amis. J'en ai déjà assez dont certains que j'essaie de me défaire mais d'accord, amis. Mais jamais plus tu ne m'embrasseras alors, si on est amis.


























































J'adore jouer, c'est mon côté :

































podcast






























Ouais,  merde, c'est vrai, parfois il faut sortir le côté California Soap qu'on a en soi !


















































Dites CHEEEEEEEEEESE !

lundi, 05 janvier 2009

Fissures et autres plaisirs solitaires

La nuit, quand je me décide à rejoindre la chambre, je lis. A certaines pages, impossible de ne pas partir loin après avoir caressé une phrase plus que les autres. Là, je reste les mains posées sur le livre debout et pendant une minutes ou cinq, je réécris l'histoire avec les hommes qui rôdent dans ma vie. Puis je pose le livre sur mon ventre et regarde le plafond et je vois des fissures qui, j'ai la fausse impression, grandissent de nuit en nuit. Terrifiant de regarder des fissures la nuit. Je me replonge alors dans le roman puis éteins la lumière une heure plus tard en ayant oublié la terreur des peintures qui s'écaillent.
Tout à fait inutile de rapporter ce frisson quotidien. Tout à fait présent néanmoins.
Mais c'est assez beau, ce tableau rien qu'à moi, mouvant mais fidèle.
Un jour, je suis sûre qu'un connard lancera la tendance du plafond fissuré. Des tas de bourgeois demanderont à leur décorateur d'intérieur de dessiner des veines au plafond sans vie d'une chambre sans amour.