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dimanche, 19 mars 2006
Saturday night / sunday morning
13h09. Arrive seulement chez moi. Pas dormi. Cosmo et champagne, dîner n°1 à l'Opus (berk) et dîner n°2 au Grand Café (et cette nana qui me demande de la c dans les chiottes, et non chérie), jazz Chicago quai de Valmy et jazz NYC rue Daunou, chocolat chaud de 9h à 13h au Flore aux Deux Magots, au soleil.
Le golden de Borhinger est moins beau que le mien mais aussi cool. Les kékés aux lunettes Armani sont toujours aussi nombreux. Le "docteur", un habitué, est toujours aussi zinzin. Nawal et moi sommes toujours aussi langues de pute. Johnny est pas mal dans son genre (à développer jeudi...). Somme dépensée en une journée trop indécente (I love Marc Jacobs) pour en dévoiler la somme. Les flics me bloquent le passage. Trop de flics. Partout. J'adore le chocolat chaud. Etait-ce Carl au Grand Café ? Ai totalement zappé Caro, viens de voir ton appel, Pulsar.
Tout le monde connaît ce blog dans la famille. Traumatisme. En fait, non.
Devrais ranger, changer les draps, faire deux machines, lire, écouter, voir. Envie de dormir. Paupières lourdes. Froid aux pieds. Bout des doigts congestionnés. Bouton rouge vif (merci aux sushis has-been de jeudi !).
Superbe matinée chez moi, rive gauche.
16:04 | Lien permanent | Commentaires (22)
vendredi, 17 mars 2006
Note pour moi
La sincérité ne me fait pas peur. C'est pourquoi je vous avoue que ce soir, je me moque du CPE. Le week-end commence, le champagne a commencé à couler à flot (un apéro avec mes boss), je veux du vide. Deux jours pour ne penser qu'à des choses futiles, penser à moi.
En rentrant, j'ai juste eu le temps d'acheter des carottes râpées (en vrai, j'ai pris une part de pizza, un dentifrice et du champagne); au moment de payer, la radio passait un titre de Mathieu (Johann) de la Star Ac' 4, ça m'a fait quelque chose, de bête, j'étais émue. Pleins de bons souvenirs...
Je vous écris cette note en écoutant une chanson de Jenifer, je télécharge Jenifer. J'aime les chansons cucul. Et sa chanson "J'attends l'amour" me rappelle Ninie. Sur Star Ac', quand les boss n'étaient pas là et que je bossais avec elle (il y avait des roulements), je prenais la guitare du chef de projet et je faisais ma conne, on rigolait, c'était une époque vraiment agréable, insouciante et heureuse. Comme aujourd'hui, avec un an de moins au compteur.
Vous ne devez vraiment pas me trouver fiable. Je ne le suis pas. Enfin, si. Avec mes amis et dans le travail, je le suis, assurément. Mais avec vous, non. Ce blog regorge de sentiments et de réactions dont je ne suis pas souvent maîtresse. Vous êtes à la fois mon psy, ma mère, mon père, mon confident, mon ennemi, mon ami, mon compagnon de galère, mon moi, mon autre moi, vous êtes aussi le reflet de mon âme. Cette partie intime de moi que je livre ici, je l'accepte ou la refuse. Je la refuse quand je lis ma vérité au travers des commentaires ici et là. Et ce soir, je vous confie un secret : je sens battre mon coeur quand ce blog m'indiffère. Ce soir, il ne m'indiffère ni ne me maintient. Juste envie d'écrire des mots, tous aussi bêtes qu'inutiles, mais des mots.
Pourquoi cette note ? Désir d'être ici comme je suis avec les autres. Ce qui ne veut pas dire que je suis ici comme je suis ailleurs. Un ailleurs secret, caché, camouflé, noir, triste et rose. Les deux s'associent très bien, finalement.
Ce soir, j'ai conscience d'être en devenir. Un devenir que je ne préfère pas imaginer, de peur d'être soit déçue soit blasée. Pas très claire, cette note. Mais pour moi, si. C'est le principal. Je relirai ces archives dans quelques années et je sourirai.
Sachez le naturel, il revient au galop...
22:10 | Lien permanent | Commentaires (45)
jeudi, 16 mars 2006
"Ouvert au dialogue", de Villepin ? Et mes fesses, elles sont musclées ?!!
La guerre sous mes fenêtres. Enfin presque. Pour une fois, je ne regrette pas de donner sur cours, c’est le gros bordel dehors : bourgeois, à l’abris !
Déjà, en rentrant, il a fallu que je me tape une meute de jeunes étudiants habillés d’un tee-shirt orange horriblement laid, ils m’ont suivi tout au long du trajet ; c’étaient des étudiants de STAPS de Montpellier venus manifester, ils sont pacifistes, eux. Mon cousin a traversé quelques mois la fac de sport à Montpellier justement, leur cause est ultra légitime. Pourquoi ne les entendons-nous pas ces pauvres apprentis monsieur mégot, ah non ça c'était le nom de mon prof d'EPS en première profs de sport ?
Et arrivée à Odéon, j’ai juste eu le temps de faire mes courses et de rentrer, les cars de flics arrivaient en grand nombre, les pimpons, les pseudo révolutionnaires qui courent rejoindre leurs potes à la Sorbonne, les bimbos et touristes qui prennent crainte et moi, aussi molle qu’une limace, crevée et attitude je-m’en-foustiste au possible.
Et là, 20h43, j’entends le bordel dehors. Le vrai bordel. Frogita, au téléphone, me dit de regarder TF1 : devant moi, mon quartier mis à sac, c’est la grosse merde. Les cons ont creusé la place de la Sorbonne pour récupérer les pavés, les casseurs sont encore là, en train de bander tellement ils trouvent ça grisant de foutre le bordel par haine. Si j’avais un tank, je ferais comme eux, je leur rentrerai dedans et je leur roulerai dessus, comme des grosses merdes. J’ai un côté Bush. Mais vraiment un petit côté minuscule.
Mais sans violence, arrive-t-on à bout du combat ? Qui dit combat dit mouvement, de toute manière. Le mouvement littéraire, c’est pour les bourgeois intellos du Boulevard Saint Germain ; la lutte armée, pour les coco du Boul’ Mich’. Pensée manichéenne ? Oui. Avec moi, c’est comme ça, tout noir ou tout blanc, au bord du suicide ou le sourire qui ne descotche pas, boulimique ou anorexique, droguée ou sainte.
En tout cas, que j’aie tort ou non, ça gronde de plus en plus fort. J’avoue, j’adore partir au taf le matin et découvrir le bitume couvert de pavés en bois ou en pierre, la terre, le verre, le bordel. Et rentrer le soir avec les les pimpons, l’excitation ambiante, le sentiment que quelque chose se passe et que je suis au cœur de cette merde. J’adore. Ca me rappelle mon adolescence, je me sens concernée.
Mais tous ces casseurs, ces homos refoulés du FN, la classe politique qui se branle sur ses fils et moi, qui me fait quasiment insulter par des mecs et nanas de tout âges, de toutes classes sociales, juste parce que je dis que j’ai des idées de gauche, que je conchie les parasites et que je suis d’une bonne famille. Je résume grossièrement mais c’est le sentiment que je garde. Bande de nazes !
Putain, ils ont abîmés le Lutetia, je déteste les pauvres parasites, tout justes bons à foutre la merde, incapables de d'exprimer leur mal-être autrement que par la violence ! Je plaisante. Pour le Lutetia. Enfin...
Sans rire, ici c'est le bordel, sans ces enculés (oui je suis vulgaire, encore et toujours, pardon) de fils de putes de merde (oui, je fais fort), nous serions plus crédibles mais là, les vieux vont encore moins tenter de comprendre nos idéaux. Sarkozy sera président. Mry et Ginisty seront contents. Ils ont ce point commun.
Moi, je crois que ces casseurs sont les mêmes qui brûlaient les caisses de papa il y a peu. Pénurie de shit ? Je déconne. Sérieusement, je pense qu'il se passe quelque chose de très important et que les poiltiques regretteront longtemps de ne pas leur avoir donné plus d'importance. La chaîne de l'UMP, LCI, ne donne que 3 minutes aux casseurs, pour ne pas alerter les vieux. Sarkozy a le droit de le faire, pas les jeunes en mal de justice.
Ce pays part en couille, certes il y a des casseurs qui sont là pour faire comme les copains mais il y a les autres, la grande majorité des casseurs, ils révèlent le mal-être profond d'une jeunesse sclérosée.
Arriverons-nous, ensemble, nous la génération 25 ans, la génération précaire comme ils disent (le premier qui me dit que je n'ai pas le droit de m'associer à une génération, la mienne, je lui fais bouffer les excréments de Malcom), à soigner les plaies ?
Il faudra s'entraider, faire preuve d'ouverture, de générosité, prendre exemples non pas sur nos parents ni nos grands-parents mais sur l'empathie naturelle, si, si ça existe au fond de nous. Mais je n'y crois pas. C'est malheureux mais l'argent pourrit jusqu'à l'os. Sauf exceptions.
Finalement, je suis contente de ne pas avoir 15 ans aujourd'hui. J'étais déjà pessimiste il y a 10 ans alors aujourd'hui, je crois que je le serais un chouïa plus. Pas sûr, remarquez. C'est bien normal d'être à la fois idéaliste et défaitiste à 15 ans. Mais quand je vois la courbe du chômage, truquée et ascendante, je me dis que oui, mon père a bien fait de planter sa graine en 80. 
Et les gosses de riches pseudo jeunes cool du 1er et du 2ème étage (ils ont un putain de loft : les mecs, si vous me lisez, merci de me lâcher un plus gros pet' la prochaine fois) qui sont dans leur chambre, devant Canal +...
A leur âge, j'aurais eu la même indifférence, j'aurais méprisé ces beaufs qui manifestent. Ces prolo, issus de famille de militants, ils m'auraient saoulé (pour les militants enfants de parents militants, c'est toujours le cas, ils me gavent à un point... j'avais une bonne copine comme ça, putain ce qu'elle pouvait me fatiguer avec ces grands discours qui n'aboutissaient à rien d'autre qu'un verre de vin !). Pour la forme, j'aurais été d'accord avec eux, juste pour m'engueuler le dimanche avec mon père.
Aujourd'hui, je les trouve toujours aussi abrutis (les étudiants sont cons, enfin ceux qui s'habillent en babos à 23 ans, c'est pathétique; avec leurs discours "ouèèè, tu voiaaa, c'est la lutte...Besancenot a raison..." BANDE DE CONNARDS !!! les purges, vous connaissez ?).
Mais aujourd'hui, non seulement je suis derrière le mouvement anti-CPE (quel terme à la con) mais je suis fière qu'un si grand nombre de boutonneux se bouge, je trouve ça fort, beau. Même si pleins de choses me gênent (la manipulation, certains syndicats, les casseurs), je suis heureuse de voir tant de jeunes cons crier leur rage depuis l'épisode Le Pen 2nd tour. A mon époque, on se foutait VRAIMENT de tout. Enfin surtout dans mon milieu, normal.
Là, je le répète, il se passe quelque chose d'important, d'essentiel. Le virage sera-t-il accepté ? Je crains que non, et là sera l'erreur...
Ennemis, allez-y, j'ai l'habitude de vos commentaires anti-Jen maintenant... Comme dirait le résistant du reportage de l'autre fois : je m'en bats les flancs, je préfère fumer un clope !
PS : le côté Bush, c'est de l'humour ! J'dis ça avant que les cons débarquent (je ne fais pas référence au 1er comm, no souci.23:02 | Lien permanent | Commentaires (42)
mardi, 14 mars 2006
Mars 06
Putain de CPE ! A cause de cette connerie de loi, je pleure. Je m'explique. Je rentrais du taf, peinarde, je passe prendre une coupe au Whitney, parler sexe et kékés made in Sorbonne avec Ludo. Et vas-y qu'on se fout de la gueule de ces pseudo révolutionnaires même pas foutus de s'organiser, même pas capables de partouzer dans la bibliothèque, incompétents en matière de spontanéité roots. En plus, il n'y a plus de pavé chez nous.
Enfin dans le fond, j'adhère au Non, totalement. Mais dans la forme, mince, faudrait revoir leur copie... Enfin bref.
La dernière coupe terminée, je me casse pour rentrer, envie d'un bain chaud au lait. Oui mais avec du gaz lacrymo sur tout le chemin. Des petits mal baisés FN m'ont gentiment accompagnés sur le chemin, enfin gentiment... Voilà, je viens d'arriver dans ma bulle, home sweet home (terme très approprié), mais mon écharpe n'a pas suffi à protéger mes yeux bleux sensibles MAIS magnifiques : le gaz lacrymogène fait maaaaaal !
Alors je propose aux camarades anti-CPE (couleur rouge ou noir mais surtout pas blanc) de faire la peau à ces extrémistes merdeux !!!
Camarades, notre peuple, la jeunesse, vaincra ! Aux armes dignes, amis galériens !
PS : j'ai eu une petite pensée pour toi, Ju, sur le chemin ;)
PS : en plus, ma boîte secrète est vide, soirée caca :(
Au fait, je vous conseille les albums de Corinne Bailey Rae et de Diving with Andy !
22:05 | Lien permanent | Commentaires (101)
lundi, 13 mars 2006
Les bonnes résolutions à 21 juin-3 mois
On est lundi. Il fait beau. Froid mais beau. J'ai une nouvelle frange de pétasse, ça me va plutôt bien... Je porte une bague qui risque d'éloigner le peu de mecs qui me trouvaient encore du sex-appeal malgré "la forte personnalité". Je suis au régime : soupe aux carottes à midi. Mon apéro de ce soir se résumera à un ou deux verres de coca light avec une rondelle de citron (ça les irrite toujours les serveurs quand je précise ma commande), n'est-ce pas Frogita... Ni champagne ni vin, promis. On essaiera.
Pour résumer, le coup de blues est passé, le week-end en famille a été salutaire. Cette semaine, si je reste dans la même optique qu'aujourd'hui, je vais à la piscine, je sors faire ma conne, j'applique crème hydratante matin et soir, crème anti-capitons matin et soir + avant d'aller courir (si je trouve le courage d'aller au Luxembourg) et surtout, je me force à bouger du lit pour me tartiner de crème Avène anti-rides partout sur le cou et le visage. J'ai décidé de rester jeune pendant encore 20 ans; après, on verra.

13:52 | Lien permanent | Commentaires (47)





