lundi, 20 septembre 2010

Dukan, je compte sur toi mec !

Depuis ce matin donc, j'ai commencé le régime que tout le monde me vend comme génial (le miracle, c'est plutôt quand je suis réveillée la nuit par mon chien qui aboie, là je crois en Dieu, en Robin Williams dans Au-delà de nos rêves, je crois en tout). Je suis dans la phase d'attaque, qui consiste à n'avaler que des protéines. Je suis très motivée (c'est rare). Alors la petite Jen, désireuse de retrouver sa silhouette énergique et gracieuse, et surtout rentrer de nouveau dans son jean test qui lui fait un petit cul comme elle aime, elle a acheté toute la panoplie de la Bridget désespérée :

 

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pèse-personne électronique qui dit combien on a perdu depuis la dernière pesée (parce que la balance Ikea, c'est pas ça), les trucs sous-vide pour manger rapido mais tout est découenné, dégraissée, sans sel ou presque, sans goût, voire dégueu, mais peu importe, motivation au top, yaourts nature 0%, vitamines, crevettes, j'ai tout ce qu'il faut pour tenir une semaine à bouffer des trucs que j'aime pas beaucoup en quantité de la sorte. Sans compter que j'ai enrichi le docteur en achetant sa littérature hypocalorique. Franchement, je suis prête.

 

Pour trouver un peu de réconfort, j'ai joué à la consommatrice idéale en succombant au slogan de la parapharmacie du Monoprix :

"Si vous achetez trois produits Nuxe, le démaquillant vous est offert."

OK, j'achète.

 

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Je ne me maquille pas mais je m'y remettrai en perdant mes kilos, je suis plutôt jolie avec les yeux charbon. Testons cette crème peeling au coquelicot. Je suis au taquet, là, donc ne comptez pas sur moi pour les brunchs et les apéros sans fin pendant un moment, je suis en mode "hygiène de scientologue".

 

Bref, la coconne du début de ce blog est de retour le temps de son régime. Des notes pour nanas qui se pèsent chaque matin, des notes pour des nanas qui rêvent de renfiler ce jean indigo taille 36, des filles qui rêvent de revoir leur poitrine rester polie dans cette robe décolleté taille 38.

Je fais peur à tout le monde quand je dis que je voudrais perdre 15 kilos. Donc pour l'instant, je me contente de revenir à mon poids de forme, objectif - 7kg. Mais tant qu'à suivre ce régime, autant perdre un max, comme ça si je reprends un peu dans quelques mois, ce ne sera pas grave. C'est une façon de réfléchir, sans aucun doute pas la meilleure, mais c'est mon corps, je fais ce que je veux. Et non Grichka, je ne dirai pas mon poids, j'ai trop honte. Je suis décente hein, n'imaginez pas non plus que je ressemble à Valérie Damidot ! Mais quand même, là, je suis trop bouboule, c'est gras c'est moche, c'est cheap.

Donc voilà, Jen + Dukan = blog en mode gonzesse, vous êtes prévenus.


podcast


G O N N A    F L Y    N O W   !

 

 

Lunday, Dukan, et Levni Yilmaz

Cette nuit je rêvais que je couchais avec le gourou d'une secte pour les besoins d'un reportage et je finissais par harceler sexuellement le pauvre mec barbu tout maigre. Egalement cette nuit, on me volait cinq millions dans le coffre-fort de mon hôtel quelque part en Océanie. Scandale, je faisais ma duchesse. Normal.

 

Je viens de lire un truc* qui me laisse perplexe sur la manière dont les hommes choisissent leur femme... Aussi perplexe et dépitée que lorsque j'entends quelqu'un utiliser l'expression "se poser et faire des enfants". Je suis immature, j'arrête pas de me dire que ce doit être ça et que les autres doivent être dans le vrai, enfin j'essaie de m'en convaincre mais je peine.

Il explique "J'étais complètement fou d'elle. Je n'étais pas cool. J'étais comme un petit garçon de 12 ans. Lorsque j'ai vu qu'elle était au concert, j'étais aux anges parce qu'elle était incroyablement belle et c'était Kate Moss en personne... Elle m'a regardé et m'a souri, puis m'a envoyé un texto pour dire 'Veux-tu que nous nous rencontrions ?' J'ai répondu 'Oui, j'arrive.' J'y suis allé... et c'était de la folie."

Mais Russell Brand, qui est maintenant fiancé à Katy Perry, avoue qu'il savait que leur relation n'avait aucun avenir.

Il ajoute "J'ai tout raté parce que je l'aimais vraiment, vraiment beaucoup*. Ca n'avait pas d'avenir mais c'était de la folie pour moi. Je trouvais juste qu'elle était remarquable et géniale.

 

On se quitte avec la nouvelle histoire de Levni Yilmaz, The loner. L'histoire du mec seul tout qui finalement ne l'est peut-être pas pour les raisons que l'on imagine à l'adolescence. Toujours aussi drôle et bien vu.


 

 

jeudi, 16 septembre 2010

Curb Your Enthusiasm season 8 : "It's New York, Jack-Ass"

Seuls les fans de la meilleure série de tous les temps (avec Le Prisonnier) apprécieront...

La saison 8 de Curb Your Enthusiasm, qu'on ne croyait jamais voir écrite , sera diffusée en 2011, je suis impatiente comme une môme le 24 décembre. Voici un avant-goût, tournage à New York, ça sent bon le politiquement-incorrect sur Parkinson notamment, Larry mon héros, Larry à la démarche nonchalante so sexy, Larry le seul sexagénaire qui me fasse fantasmer, Larry Larry Larry... Larry David, le maître.

Note pour moi : Laeti, fais-moi penser à les descendre !!
La procrastination pour les Nuls

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mercredi, 08 septembre 2010

Male Bonding - Weird Feelings

Y a que des merdes dans les nouveautés, je parle des disques, rien qui me fasse grimper au rideau. Je réécoute Fountains of Wayne et Luigi Tenco. Je finis la tablette au chocolat au lait et à l'hibiscus, je hume la branche de sapin rapportée en souvenir de survie, et je trouve que le meilleur clip de la rentrée, ce n'est pas The drug de Röyksopp ni Isles des Little Comets (deux titres quelconques avec des belles images), mais le très cool Weird feelings des Male Bonding. Mais je me trompe peut-être, maintenant avec tous ces cons qui veulent "faire genre authentique", hein...

Retournons travailler.

Note pour moi : Poste, terreau, factu, parking, ram, regie.

 

mardi, 07 septembre 2010

Gueuler contre tout par principe, mais être heureuse : bonjour, c'est moi, je suis de retour.

Je suis là. Mais je sais pas trop pourquoi. J'ai la mauvaise habitude de trop vite m'habituer aux renards et aux odeurs de sapin, de me coucher en regardant des étoiles qui brillent aussi fort que le néon du kebab de la rue Oberkampf, de me réveiller devant des montagnes majestueuses, de la roche aussi dure que tu te sens fragile en les admirant, de la pierre du solide quoi, un gros quelque chose qui quand je suis en voiture à la place du mort m'emmène dans un pays où il y a des dinosaures et des sauterelles, un pays où je peux marcher des heures en perdant mon souffle tellement j'en prends plein les poumons et plein la gueule. Les rapaces dans mes jumelles, ah faut me voir avec mon sac Eastpak jaune daté des années collège, mon short denim et mes godillots de montagnarde du dimanche, je suis belle à voir tiens !

Je dis souvent à mes amoureux et à mes amis : Allez viens me visiter, y a plein de chambres au châlet, tu verras ce sera génial je t'emmènerai là et là... Et on mangera une raclette au refuge de Solalex, puis on barbotera à la piscine du Grand Châlet, etc. etc. Sauf qu'en réalité, je viens de piger que se ressourcer là-bas, au vert, c'est un plaisir égoïste. Je ne veux pas partager ça avec les autres. Je suis trop bien là-bas pour le vivre avec d'autres. La solitude retrouvée et ses bienfaits. Tous les ans je m'y ressource. C'est le seul endroit où j'arrive autant à prendre du recul.

Le recul je l'ai pris. Une dose plus courte que d'habitude mais assez pour rentrer avec les idées claires. Et si je vous dis que je rentre avec des idées claires mais dans un esprit encore un peu cafouilleux, ça vous étonne ? Le bilan de la trentaine, ça vous évoque quelque chose ? Je suis en plein dedans.

Pas envie de vivre en couple, mais envie d'un homme pas loin, un homme orienté sans l'être réellement, mais pas envie d'une famille et de l'appart' à deux ("Et ton portrait du pape dans les WC, t'es sûre que tu veux le garder ?", "Et ce fauteuil club offert par ton ex, tu veux vraiment pas le mettre à la cave ?", "Et la vie entière avec moi jusqu'à la mort et même après, dis-moi que c'est ton voeu le plus cher..."), enfin pas tout de suite. Fait chier de rendre ma liberté maintenant. Trop immature pour me sentir prisonnière à un moment ou à un autre.

Envie de changer d'adresse, de pays. Alors je commence par un petit voyage cet hiver. Et puis j'enchaînerai peut-être avec deux ou trois mois sur place au printemps. Ensuite, ensuite ?

Envie aussi, parfois, de complètement changer de métier. Mais ça, quand je réfléchis sérieusement, je me rends vite compte que j'ai plutôt de la chance de faire ce que je fais. Cela dit je ne serais pas contre ouvrir un magasin de fleurs et librairie et disquaire, tout ça en un ouais, on a le droit d'avoir des rêves d'ado qui persistent (c'est pas la première fois que je l'évoque ici d'ailleurs). Ca viendra, mais j'aurai déjà un ou deux nains à mes Converse, ils appâteront le client en jouant avec le chien devant la magasin. Un jour, je sais pas quand, j'aurai de nouveau un chien péteur. Dans longtemps, je crois. J'aurais l'impression de trahir mon fidèle compagnon en donnant des os à un autre. (J'en profite pour remercier tous les lecteurs qui m'ont envoyé des mots suite au décès du chien Shalom, je n'ai répondu à aucun non pas par prétention, mais parce que je me sentais con de répondre par un simple merci. Pourtant c'était finalement la meilleure réponse. Bien évidemment vous vous doutez que j'ai chialé au moins 376 fois un peu partout sur les chemins pédestres et places devant le feu de cheminée en vacances.)

 

Cet été, le morceau qui a récolté les honneurs dans mon MP3, c'est Anoraak : Above your head. (Je cherche encore le générique ou film 80's que ce son me rappelle, en vain, aidez-moi.)

 

PS : J'aurai adoré vous raconter comment la veille de partir en vacances je me suis retrouvée aux Urgences parce que renversée par un cycliste, mais j'ai toujours pas digéré ma haine des parisiens à vélo. Quant à mon sens du ridicule, béni soit Jenny, il est intact. Attelle au poignet gauche, bleus et orteil ravagé, merci à toi espèce de connard qui a fui en me laissant à terre. J'adore l'humanité faite Paris.

PPS : J'ai adoré le passage sur les "pédés de la mode" dans le dernier Ann Scott, pas son meilleur livre, une fin bâclée mais quelques passages qui donnent de quoi travailler ses abdominaux.

Bonus : Voici un exemple de ce qu'on peut voir dans une galerie d'art à Gstaad, des papillons de money, splendidement suisse...

 

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