mardi, 19 octobre 2010

Ta mère sur youtube

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On se fait une idée précise de la mère de famille de Brooklyn, parce qu'on adore les films et les séries US dans lesquels les hommes sont les rois de la magouille, les femmes des gueulardes sans gêne et les gens du quartier en général une belle brochette de patients appétissants pour un psy gourmand; on est des moutons (voire boeufs si y a des chips et des M&M's pas loin) qui s'abrutissent avec plaisir devant la télé pour se plonger dans une vie qui n'est pas la nôtre - ça dépend de la série. Bref. Il y a un mec, John Roberts, qui s'est inspiré de sa mère pour co-écrire avec un pote des sketches qu'il interprète avec une jolie, tendre et tordante justesse, voyez par vous-même avec ces trois vidéos : la fête des mères, l'appel téléphonique entre copines et le jour où maman apprend que son fils est homo.

Les accessoires pour se travestir (en l'espèce une perruque au brushing omg et des sapes de bonne femme) sont assez grossiers, on met un peu de temps au début pour entrer dans le délire, mais on tombe finalement très vite sous le charme de cette mère bourrée de clichés (qui n'a pas un jour entendu sa mère rester des heures au téléphone avec une amie tout en la voyant s'affairer à la maison, bref la mère n'est pas comme le père : elle sait faire plusieurs choses en même temps, c'est bien connu !) qui provoque le rire tant par son côté un peu beauf (tomber d'amour pour des bibelots kitschs chez Macy's) que par la franchise et l'authenticité de son attitude. Une maman entière, quoi. J'adore. Si vous avez envie de glander pendant quelques minutes, alors ces sketches sont pour vous...

PS : Ces vidéos sont en fait super connues, mais je découvre seulement maintenant. 

PPS : J'aime les gens qui me font rire en me parlant des travers de leurs parents, me touchent. 

lundi, 18 octobre 2010

La vie de cocagne

 

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Des amis m'ont fait remarqué l'autre soir que je parlais souvent d'enfants sur ce blog, comme quoi j'en voulais, vous auriez vu ma tête ! Vous trouvez que j'évoque souvent une envie de bébé ? Parce que moi j'ai plutôt l'impression du contraire, ou alors avec une vacherie dans le texte. C'est grave si je ne me rends pas compte de ce qui ressort le plus de mes posts... Enfin bref.

Je viens de charger mon iphone et découvre mes photos récentes. Plein de gens que je ne connais pas. C'est qui ça ? Et ça c'était où ? Et pourquoi je suis incapable de savoir si on était au tape, aux disquaires ou dans un bar avec des tables en formica ? Effectivement, je pouvais me réveiller malade samedi après-midi, je crois que j'ai encore bu de vodka plus que de raison. Et je crois aussi que la seule solution pour ne pas craquer avec l'alcool pendant ce régime, c'est tout simplement que je ne sorte plus et ne voie plus personne. Je ne suis pas foutue de résister à l'alcool. La bouffe, si (enfin presque, quand je vais dire à Moe que j'ai mangé le chocolat suisse que je lui réservais, je vais me faire taper sur les doigts), mais l'alcool en soirée, c'est trop dur. Donc voilà, je crois que je suis vouée à rester chez moi ou me faire des nouveaux amis, tous au régime, mais bon des amis obèses ça me tente moyen. 

Le régime sera long. 

 

Quoi de neuf, à part Dukan et mon alcoolisme notoire ? Bah rien, j'attends toujours mon amoureux (un vrai quoi, pas un de pacotille qui mène les filles en bateau ni un qui ne serait pas jaloux de mon père). Un vrai amoureux, mais pas celui avec qui il faudrait signer pour une vie, juste une belle traversée je souhaite. 

 

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Une des chansons françaises que j'aime le plus, j'aurais pu l'écrire. Tu m'écoutes chanter ? 

 

La vie de cocagne, Jeanne Moreau

podcast

Cette nuit Mélanie a rêvé qu'elle m'accompagnait à l'hôpital pour que j'aille me faire euthanasier. Son cauchemar était tellement intense et détaillé qu'elle vient de me demander si j'allais bien. Ça fait un peu bizarre je ne vous le cache pas quand une personne vous décrit votre mort. Enfin heureusement, tout va bien, je n'ai juste pas encore enregistré le code du leitmotiv général, mais je crois que tout s'arrangera quand j'aurai un enfant. Je cesserai de ne penser qu'à moi, j'arrêterai de m'arracher la tête avec des questions sans réponse, le bonheur d'un autre me suffira, ça doit être ça la sérénité presque atteinte chez les dépressifs urbains. Je plaisante. Mon gamin sera un insatisfait chronique et un égoïste romantique comme sa mère, il sera malheureux car trop brillant pour tous ces gueux, oui en fait c'est vrai je parle parfois de mômes. Parce que je suis peut-être pressée de rencontrer un génie de mon envergure. 

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Elle retourna travailler à son petit bureau, entre les moineaux qui mangeaient les graines dans leur petite maison de bois et Itélé qui balançait toujours les mêmes merdes sociales, flash après flash. Mais elle hésitait à tout lâcher pour répondre à l'invitation de sa mère : déjeuner et shopping rue St Honoré/Madeleine. 

(Vincent et Bertrand : là effectivement j'ai parlé d'enfants, mais ça ne compte pas pour cette fois.)

PS : En me relisant, je comprends pourquoi je ne trouve pas chaussure à mon pied. Mes expressions trahissent mon désir d'échec, il faut croire. Bertrand aurait alors raison, inconsciemment, je fais exprès de choisir des hommes qui ne me correspondront pas sur le long terme... Dans ce cas, cela veut-il dire qu'il me faudrait choisir des hommes qui ne me correspondent pas au présent ? Mais merde, pourquoi c'est si compliqué ? Je vais acheter un hamster de compagnie en attendant de trouver Les Hommes pour les Nuls.

 

Casse pas mon jouet

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La belle poupée, Karl Heinz Schafer


podcast

 

jeudi, 14 octobre 2010

Ne pas suçer

La fellation, responsable d'une vague de cancers?

Les changements dans les pratiques sexuelles seraient responsables de l'augmentation nette des cancers de la cavité buccale, selon des chercheurs.

 

De mieux en mieux...

Si tu es un homme et que tu as l'habitude que Chéri(e) te gâte très souvent, et bien j'espère pour toi qu'il ou elle ne tombera pas sur l'article de Libé. Bonne chaaaaance ! ah ah ah

 

Papier à lire ici.

 

 

Dukon, j'ai péché...

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Le vin j'ai bu

 

 

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Les trois morceaux de baguette j'ai mangés, l'ardoise de charcuterie et de fromage j'ai partagée, l'aubergine farcie à la viande j'ai mangée et saucée

 

 

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Et la moitié de fondant au chocolat j'ai dégustée les yeux fermés.

J'ai joui.

 

Mais, au foin et à l'avoine je retournerai

 

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Parce que je veux ce corps perdu il y a deux ans.

A L'Epicerie je retournerai manger, pour sa cuisine, sa baie vitrée, sa playlist et ses serveurs. Mais quand j'aurai perdu deux kilos supplémentaires seulement, promis.

 

Brochant/Batignolles, j'aime.

 

Cette journée en charmante compagnie, passée à écumer les boutiques de décoration (repéré un chouette fauteuil et un banc pour écolier minipouce destiné à mon balcon, je vous montre cela vite - dès que je suis retournée les acheter !), a toutefois eu un seul désagrément : le putain de bordel de froid sa mère !!! C'EST L'HIVER, LA MEG RYAN EN MOI SE RÉVEILLE ET RÊVE DE CLICHÉS GRANDS COMME SES LÈVRES DE MÉROU BOTOXÉES (ok d'ac, elle ne meurt jamais, je ne suis qu'une romantique niaise c'est immonde mais j'assume) : j'avais une chanson de Louis Armstrong toute l'après-midi en tête, j'avais des envies de week-ends en amoureux à Jersey, j'avais à l'esprit ces vacances à New York (payées dès que j'aurai fini de cachetonner pour ces impôts, ces Urssaf, ces gdf, ces traites, ce syndic, cette pollution), j'avais ces frissons dans le dos (il faut à tout prix que je m'achète un manteau d'hiver, un vrai, je ne comprends pas comment j'arrive chaque année à survivre en parka et trench légers), il faisait froid, et j'aurais aimé avoir à mon bras un homme, un homme amoureux, un homme qui comme moi aurait regardé cette classe de CP en sortie avec leur maîtresse méchante, ils étaient marrants à se tenir deux par deux par la main et à se traiter de menteur, j'aurais aimé être avec un homme que j'aime, j'aurais aimé lui raconter comment je voulais repeindre les murs du salon pendant qu'il feignait l'intérêt, j'aurais voulu passer le dimanche soir à regarder Manhattan avec lui, sous un plaid les jambes mêlées et des guilous sur mon bras (et je dis stop quand je pense qu'il est arrivé au niveau du coude).

 

J'aimerais être amoureuse en automne.

La saison ne fait que débuter...

 

I wonder, Louis Armstrong
podcast

 

PS : croisé Arnaud Fleurent Didier dans l'après-midi, physique qui me plaît d'habitude, mais dans ce vent polaire je l'ai trouvé bien peu chaleureux avec sa silhouette maigrichonne, pas les bras qui rassurent assez. Mes goûts changent, je change... et je crois que c'est une bonne nouvelle. Enfin j'espère. De là à aimer les gros, non. Mais un peu de masse pour réchauffer ces coeurs en hiver, faut voir.

 

 

 
buzz